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Urgent… Soyons solidaires de nos agriculteurs

Alors que demain (samedi 5 avril devant la médiathèque) va se tenir un nouveau marché paysan (juste devant la médiathèque), organisé conjointement par les communistes de Châteauneuf, la Municipalité, le Pôle culturel et bien sûr les paysans de l’étang, Pascal Gillet, tout nouveau conseiller municipal chargé des questions agricoles souhaite attirer l’attention des habitants de la commune et des environs sur la grave crise que connaissent les paysans depuis de nombreuses années : e57438a27b5bf524e6afdb6c95bd60d4.gif« Un sondage rendu public le 25 septembre par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) indique que les consommateurs français achètent de moins en moins de fruits et légumes frais. Cette enquête montre que 25,6 des français déclarent ne pas acheter de fruits frais et que 22,4% ont le même réflexe pour les légumes. La raison première invoquée par les personnes concernées par cette désaffection est le prix devenu prohibitif de ces produits. Mais au delà du quart des français qui déclarent ne plus consommer du tout de fruits et légumes frais, une majorité en restreignent aussi leurs achats ».5e18309de8db1f27ce5fde535fa40ad0.gif

Baisse non conjoncturelle2daea9a173dec632a7d2dfd70d27a906.gif
Cette baisse de la consommation en fruits et légumes frais n’est pas conjoncturelle.Durant cette période de seulement 5 ans, les achats moyens de fruits frais des français ont baissé de 15,7% en volume, ceux de légumes de 15,4%. Une évolution rapide aux conséquences incalculables que ce soit en termes d’équilibre alimentaire pour les consommateurs, mais aussi de débouchés pour les paysans.Cette étude montre que ces facteurs sont bel et bien influencés de manière déterminante par la stagnation du pouvoir d’achat, les arbitrages de consommation des ménages étant directement liés à leurs revenus. « Il est aujourd’hui de bon ton de mettre en avant les arbitrages des français en faveur du téléphone portable et de l’ordinateur ou encore des vacances pour expliquer la baisse de la consommation de produits alimentaires frais et de culpabiliser l’immense majorité des consommateurs qui seraient ainsi responsables de la dégradation de leurs conditions de vie. Mais comment faire face ne serait qu’aux simples besoins vitaux en alimentation quand le loyer, le gaz, le carburant, l’électricité, l’eau et les tarifs des services publics,… flambent et que les revenus ne suivent pas ou diminuent ? questionne Pascal Gillet.

Aidons nos paysansa1554685dc979656d2e4f8bdc01dfa5e.gif
Cela est d’autant plus vrai pour les produits alimentaires frais que ceux ci connaissent eux aussi une réelle flambée des prix depuis le début des années 2000. Comment aussi ne pas s’interroger sur le fait que depuis le début des années 2000 les paysans français ont connu dans toutes les filières une baisse généralisée des prix à la production et une crise de revenu dramatique ? Qui sait que les prix à la production des produits agricoles de grande consommation sont aujourd’hui la plupart du temps au même niveau qu’il y a une trentaine d’années ? Les petits et moyens paysans qui constituent encore l’immense majorité de l’agriculture française sont désormais bel et bien victimes au même titre que les consommateurs de la situation ».
C’est tout le sens de la démarche des communistes locaux qui souhaitent activer une véritable solidarité entre paysans et consommateurs. L’idée paraît généreuse ? Elle est avant tout politique alliant la préservation d’un système agricole qui nous a nourri pendant des siècles et la bataille pour notre pouvoir d’achat.

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